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Soumis par webadmin le Ven, 2006-11-10 10:23
NOTRE EDITORIAL « Le Burundi se relève très lentement mais sûrement » Comme le disait un politologue : « La paix c’est la période qui suit la guerre en attendant la suivante ». Si vous demandiez aux Burundais du profond pays ce qui constitue leur plus grande infortune, ils vous répondront presque tous que ce sont les crises sanglantes à répétition entrecoupées, non pas par des périodes d’accalmie, mais d’incertitude angoissante. Dans les ventes aux enchères et autres braderies, ce qui est rare est cher. Depuis l’acquisition de l’indépendance, le Burundi n’a jamais connu de paix (voir rubrique « repères historiques ». Dès lors, si la paix n’a pas de prix sous d’autres cieux, au Burundi quiconque de bonne foi donnerait tout pour que la paix règne durablement dans ce pays. Mais certains ne l’entendent pas ainsi. Ils voudraient récolter là où ils n’ont rien semé tel celui qui se présenterait au guichet d’une banque pour réclamer les intérêts d’un placement qu’il n'a jamais fait. Certains nostalgiques Tutsi évoquent, non sans amertume, les époques glorieuses de « leur armée qu’on a défigurée ». Non loin de là vous croiserez des Hutu qui considèrent que l’injection de Hutu dans la nouvelle armée appartient plus à la pratique des indicateurs chimiques de laboratoire qu’à autre chose. On sait qu’une minuscule goutte d’indicateur dicte la couleur à toute une solution sans qu’elle change de nature. En attendant, le processus de rodage des nouvelles forces de sécurité poursuit son chemin. |
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